Messi fait scandale en Chine !
Le 4 février dernier, lors d’un match amical entre l’Inter Miami et Hong Kong, Lionel Messi est resté sur le banc. Cette décision a provoqué un véritable scandale en Chine et a déclenché un incident diplomatique inattendu impliquant également le Japon et l’Argentine.

Que s’est-il passé ?
Joueur de L’inter Miami depuis le 15 juillet 2023, Leo a débarqué alors que la saison de MLS touchait à sa fin, le calendrier américain étant organisé par année civile. Vainqueur de League Cup, avec sa nouvelle équipe, Messi avait parfaitement commencé son aventure floridienne, se projetant sur la saison suivante de la MLS avec la volonté de faire mieux.
Pour aborder ce nouvel exercice dans les meilleures conditions, Miami s’est atteler à une longue tournée de préparation. Arabie saoudite, Hong Kong, Japon… La formation américaine, gâté par les arrivées de Jordi Albi, Sergio Busquets et Luis Suarez lors du mercato estival, a voyagé tout au long des mois de janvier et février. Une aubaine économique pour le club mais également pour le marché asiatique, où l’homme aux 8 Ballons d’Or compte énormément de fans. Oui mais voilà, déjà en délicatesse avec son physique fin 2023, Lionel Messi a très peu joué. 7 minutes face à Al-Nassr, 30 minutes face au Vissel Kobe et 0 minutes face à Hong Kong, lors d’un match amical disputé le 4 février.
Pourquoi les fans chinois sont en colère ?
Si les 40.000 spectateurs du Hong Kong Stadium, plein à craquer pour l’occasion, ont vu des buts grâce au succès maîtrisé de l’Inter Miami (4-1), la majorité d’entre eux on quitter l’enceinte folle de rage. En effet, certains d’entre eux avaient dépensé jusqu’à 4.800 dollars hongkongais (l’équivalent de 570 euros) dans l’espoir de voir la légende argentine sur la pelouse. Évoquant une gêne aux ischio-jambiers, Messi n’a pas quitté le banc. Pourtant, selon le gouvernement du territoire chinois, l’attaquant de 36 ans avait passé un accord avec Tatlter Asia, la société organisatrice de la rencontre, l’obligeant à disputer au moins une mi-temps.
Une promesse non-tenue qui a extrêmement agacé les fans chinois, blesser par l’attitude de la star d’argentine, qui ne s’est pas adressée à eux pour s’excuser de son absence. Cela a même forcé le promoteur du match à promettre un remboursement à hauteur de 50 % aux spectateurs. « Les blessures font partie du jeu et nous le comprenons. Cependant, nous avons été attristés par le fait que les joueurs n’ont pas eu suffisamment de respect envers les supporters présents » a souligné l’entreprise ce vendredi.
Pourquoi le sujet est-il devenu politique ?
Tout simplement car trois jours plus tard, le mercredi 7 février, Messi est entré en jeu face au club japonais du Vissel Kobe. Apparu en forme lors de la dernière demi-heure du match, l’ancien joueur du Paris Saint-Germain n’a pu empêcher la défaite des siens aux tirs au but.
Mais l’essentiel : pour de nombreux Chinois, est la participation de la star à ce match amical représente pour eux une prise de position dans le cadre de la rivalité politique, économique et idéologique qui oppose la Chine au Japon. « Une théorie est que les actions (de Messi) ont des motivations politiques, et ont délibérément voulu humilier Hong Kong avec cet incident », a-t-on par exemple lu cette semaine dans l’influent journal local Global Times.
« On lui avait donné notre amour et il nous traite comme ça » ; « S’il ne respecte pas ses fans chinois, on ne peut pas lui laisser prendre un centime de notre proche » ; « Les Chinois ne se couchent pas », « Dégage Messi ! »
Commentaires sur le réseau Social Chinois : Weibo
Quelles conséquences ?
Pour Lionel Messi, elles se limiteront à la haine de Hong-Kong.
En revanche, l’affaire risque de retomber sur l’Inter Miami et son propriétaire David Beckham, sifflé sur la pelouse lorsqu’il tentait de remercier les supporters présents au stade, qui pourrait se fermer les portes du lucratif marché chinois pour un moment. Mais c’est surtout l’AFA, la fédération argentine de football, qui devrait payer les pots cassés. En effet, la Chine a annoncé ce samedi qu’elle renonçait à accueillir les deux matchs amicaux prévus par la sélection argentine sur son sol. L’Albiceleste devait affronter le Nigeria à Hangzhou et la Côte d’Ivoire à Pékin, entre le 18 et le 26 mars prochain.
Une annulation sous forme de représailles qui devrait coûter cher aux champions du monde, misant énormément sur la Chine pour se développer économiquement, à l’image des contrats signés avec des entreprises locales.
